Emmanuelle Beauchamp
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Chronique · 5 septembre 2026

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Josh D’Amaro à la tête de Disney : enfin le retour du rêve

Depuis le 18 mars 2026, c’est Josh D’Amaro, un homme des parcs plutôt que des studios, qui tient le gouvernail de Disney. Dès son premier message, il a fixé le cap : le récit et l’excellence créative comme étoile polaire. Pour les parents fatigués de voir les films pour enfants se transformer en leçons, c’est une nouvelle rare — et précieuse : que Mickey redevienne d’abord un rêve, pas un programme.

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Depuis le 18 mars 2026, c’est Josh D’Amaro, un homme des parcs plutôt que des studios, qui tient le gouvernail de Disney. Dès son premier message, il a fixé le cap : le récit et l’excellence créative comme étoile polaire. Pour les parents fatigués de voir les films pour enfants se transformer en leçons, c’est une nouvelle rare — et précieuse : que Mickey redevienne d’abord un rêve, pas un programme.


Il y a des nouvelles qui réchauffent le cœur des parents. Celle-ci en fait partie.

Depuis le 18 mars 2026, Josh D’Amaro, vétéran de 28 ans chez Disney et ancien patron des parcs et expériences, a officiellement pris la relève de Bob Iger. Ce n’est pas un Hollywoodien de salon. C’est un homme qui a passé sa carrière à faire vivre la magie concrète : les parcs, les croisières, les détails qui font que l’enfant de cinq ans ouvre grand les yeux. Et dès son premier message aux employés, il a fixé le cap :

« Le grand storytelling et l’excellence créative resteront notre étoile polaire. »

Voilà une phrase qui devrait faire sourire tous ceux qui, depuis des années, regardaient les sorties Disney avec une pointe d’inquiétude.


Trop de leçons. Pas assez de rêves.

Pendant trop longtemps, une partie du catalogue — surtout celui destiné aux plus jeunes — a donné l’impression de vouloir d’abord enseigner, corriger, signaler, plutôt que de raconter. Des films et des séries où le message précède parfois l’histoire. Des classiques accompagnés d’avertissements moralisateurs. Une obsession de « représentation » qui, trop souvent, se substituait à la force d’un personnage, d’une aventure, d’un univers.

Le résultat ? Des parents qui hésitent avant d’appuyer sur lecture. Des enfants qui reçoivent une leçon au lieu d’un rêve. Et une magie qui s’étiole.

Un film pour enfants n’a pas à endoctriner. Il n’a pas à « brainwasher ». Il n’a pas à transformer la salle de cinéma ou le salon en salle de classe idéologique.

Son rôle premier est plus noble — et plus simple : faire rêver, ouvrir l’imaginaire, donner le goût de l’aventure, de la loyauté, du courage, de l’émerveillement. C’est ce que faisaient Le Roi Lion, La Belle et la Bête, Toy Story ou Peter Pan. On en sortait plus grand, pas plus politisé.


Un cap qui change (enfin) le ton

D’Amaro insiste sur les histoires qui créent une connexion émotionnelle profonde, celles que l’on porte toute une vie. Il parle d’innovation au service des conteurs, pas l’inverse. Il rappelle que Disney, à son meilleur, suspend l’incrédulité et transporte.

C’est exactement ce que les familles attendent.

Le virage n’a pas commencé le jour de son arrivée. Sous Iger déjà, Disney avait commencé à retirer le langage DEI le plus ostentatoire de ses rapports, à assouplir les avertissements sur les classiques, à recentrer le discours sur « divertir d’abord ». Le nouveau PDG, issu des parcs plutôt que des studios, incarne davantage encore cette priorité : l’expérience, l’émotion, le détail qui fait la magie.

Les signaux — une publicité croisière célébrant simplement pères et fils, le recentrage sur « One Disney » et le storytelling unifié — vont dans le même sens.

Il faudra du temps. Les projets en développement ont deux ou trois ans d’avance. Mais le cap affiché compte. Quand le patron dit que l’excellence créative est l’étoile polaire, il envoie un message clair aux scénaristes, aux réalisateurs et aux équipes :

Racontez une histoire qui tient debout. Faites-nous croire à un monde. Faites-nous rêver. Le reste suivra.


Ce que les enfants méritent vraiment

Les enfants n’ont pas besoin qu’on leur dise comment penser. Ils ont besoin qu’on leur donne des univers assez vastes pour qu’ils puissent y projeter leurs propres peurs, leurs propres espoirs, leur propre imagination.

C’est ça, le vrai héritage de Walt Disney. Pas une leçon. Un souhait.

Si Josh D’Amaro tient parole, Disney peut redevenir ce qu’il n’aurait jamais dû cesser d’être : un endroit où l’on croit encore que les étoiles existent pour qu’on les souhaite.

Et ça, pour une génération d’enfants, c’est une très bonne nouvelle.

Emmanuelle Beauchamp

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