Chronique · 8 septembre 2026
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Saxe-Anhalt : un peuple qui dit stop
En Saxe-Anhalt, l’AfD vient de l’emporter à 43,8 %. Ce n’est pas un accident de bulletin : c’est le verdict d’un peuple qui a vu, depuis 2015, les frontières s’ouvrir, Cologne arriver, puis les couteaux, puis les statistiques. Un million d’arrivées en quelques mois. Des centaines de femmes agressées le soir du Nouvel An. Des déboutés jamais renvoyés. Quarante-trois pour cent des suspects de violence n’ont pas le passeport allemand, pour quinze pour cent d’étrangers dans le pays. L’Est a voté contre l’impunité. Le Québec ferait bien d’écouter.

Le 6 septembre 2026, l’AfD a obtenu 43,8 % en Saxe-Anhalt. La CDU s’est effondrée à 17 %. Ce n’est pas un caprice. C’est le rejet d’une politique migratoire que des millions d’Allemands jugent désormais insupportable.
Le tournant date de 2015. Angela Merkel ouvre la porte à plus d’un million d’arrivées en quelques mois. On promet l’intégration. On obtient tout l’inverse.

En dix ans : environ 3,5 millions de personnes « en quête de protection ». Les étrangers = ~15 % de la population. Les suspects non allemands = 35 à 43 % selon les délits.

La nuit du 31 décembre 2015. Devant la gare et la cathédrale, des groupes d’hommes — en grande majorité maghrébins, arabes, de confession musulmane — encerclent, pelotent, volent et agressent des femmes.
Bilan officiel : - plus de 1 200 plaintes en Allemagne - ~650 femmes agressées à Cologne - plus de 400 à Hambourg - suspects identifiés à Cologne : surtout Algériens et Marocains ; beaucoup de demandeurs d’asile ; une part déjà illégale
Le BKA a reconnu le lien avec l’arrivée massive de 2015. Les condamnations ont été dérisoires face à l’ampleur des faits.
Ensuite, les faits n’ont pas cessé. Ils ont changé de forme.
- Solingen, août 2024 — Trois morts dans un festival. Auteur : un Syrien débouté, qui aurait dû être renvoyé en Bulgarie. Attentat revendiqué par l’État islamique.
- Mannheim, mai 2024 — Un Afghan poignarde un rassemblement et tue le policier Rouven Laur. Condamné à perpétuité, acte islamiste.
- Wurtzbourg, 2021 — Un Somalien en situation irrégulière tue trois personnes dans la rue.
Ce ne sont pas des anecdotes. C’est le coût visible d’un robinet resté ouvert.
La violence, en chiffres
Cas de criminalité violente (BKA / PKS : meurtres, coups graves, viols graves, vols avec violence) :
- 2019 : 181 054
- 2024 : 217 277 — plus haut depuis 2007
- 2025 : 212 335
Part des suspects étrangers dans cette violence : 33,2 % en 2015 → 43,1 % en 2024 → 42,9 % en 2025.
Nombre de suspects étrangers : 55 110 en 2015 → 85 012 en 2024 (+54 %). Les suspects allemands, eux, stagnent.
Suspects 2024 hors seuls délits de séjour : Syrie 64 780 · Afghanistan 31 443 · Irak 18 941 · Maroc 10 472 · Algérie 9 115. Les Maghrébins pèsent ~9 % des suspects « migrants » pour ~0,5 % des personnes protégées.


Les agressions sexuelles
Le BKA ne classe pas les viols par « islamiste ». Il classe par nationalité. Après 2015, les pays qui dominent ces tableaux sont des pays musulmans.

Depuis 2018 : environ +70 %. En 2024 : 11 329 suspects, dont 4 437 étrangers (39,2 %) — pour 15 % de la population.
Viols en réunion, 2024 : 788 cas. Suspects : Allemands 497 · Syriens 116 · Afghans 52 · Irakiens 40 · Turcs 30. 51 % des suspects n’avaient pas le passeport allemand.
En 2023 : 8 800 atteintes sexuelles avec au moins un suspect « migrant » (+16,5 % en un an, +52 % vs 2019). Têtes de liste : Syrie, Afghanistan, Irak.
L’électeur de l’Est n’a pas voté « contre l’humanité ». Il a voté contre l’impunité, contre les reconduites qui n’ont jamais lieu, contre l’État qui protège le débouté mieux que la victime.
Ce que l’AfD promet de faire, tout de suite, en Saxe-Anhalt :
- expulsions dès le premier jour
- plus de places en rétention
- travail obligatoire pour les demandeurs d’asile
- classes séparées pour les enfants dont le séjour est précaire
- coupure des subventions à l’industrie de l’accueil
- reprise de l’école et de l’espace public (drapeau national, fin du militantisme identitaire)
Au niveau fédéral : frontières tenues, fin du droit d’asile comme filière d’installation, prestations en nature plutôt qu’en cash, reconduites massives.
Elle n’a pas la majorité absolue (39 sièges sur 83). Les autres partis refusent encore de gouverner avec elle. Le message est déjà passé : le Brandmauer protège les partis, pas les rues.
Et le Québec ? Même leçon. Une nation linguistique minoritaire ne peut pas importer indéfiniment des populations qu’elle n’a pas choisies, auxquelles elle n’impose pas sa langue, ses lois, ses rites et ses mœurs. Le volume, l’origine, le rythme et l’expulsion des déboutés ne sont pas des détails techniques. C’est la condition de la continuité française ici.
En tant que femme québécoise, je ne traite pas ça comme un dossier européen lointain : tout ce qui arrive en Europe finit par arriver ici. J’y vois ce que ça ferait à mes rues et à ma liberté de marcher seule après minuit. Une idéologie qui range la femme derrière l’homme, le voile, et le non-consentement derrière la « honte » n’est pas une richesse culturelle : c’est une régression. L’importer en masse, sans exigence, sans expulsion des déboutés, ce n’est pas de l’ouverture. C’est accepter que nous, femmes et filles, payions le prix d’un tabou politique.
Le Québec n’a pas les volumes de l’Allemagne de 2015. Il a l’obligation : choisir qui entre, imposer l’égalité, la laïcité et le français, et renvoyer ceux qui les piétinent.
Ma sécurité n’est pas un détail à négocier. C’est le premier droit.
L’Allemagne de l’Est vient de rappeler qu’un peuple a encore le droit de fermer le robinet. Le Québec aussi — s’il en a le courage.

