Emmanuelle Beauchamp
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Tribune · 28 septembre 2026

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Thomas Perotto, 16 ans : quand un bal de village devient le théâtre d’un meurtre raciste anti-Blanc et anti-France

Le Québec n’est pas une île. Ce qui se passe chez nos cousins français nous concerne. Thomas Perotto, rugbyman de 16 ans, a été poignardé à mort le 19 novembre 2023 à la sortie du bal d’hiver de Crépol, un village de 500 habitants dans la Drôme. Près de trois ans plus tard, les juges d’instruction ont retenu la circonstance aggravante : les faits ont été commis en raison de l’appartenance des victimes à « la race blanche et la nation française ». Lemonde C’est un revirement tardif, obtenu contre l’avis du parquet qui préférait parler de « motif futile ». Des témoins ont pourtant rapporté dès le début des propos comme « on est là pour planter des Blancs », « tuer des Français », « crever les petits Blancs » ou « sales Français de merde ».

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Une soirée de village comme il en existe encore en France… et au Québec

Crépol organisait son bal d’hiver. Quatre cents personnes. Des familles, des jeunes du coin, des rugbymen de Romans-sur-Isère. Thomas était là avec son frère et ses coéquipiers. Vers 2 heures du matin, un groupe d’une dizaine de jeunes venus du quartier de La Monnaie à Romans, non inscrits, entre. L’un d’eux remet un couteau au vigile avant d’entrer.

Une remarque sur les cheveux longs d’un des visiteurs (comparés à une chanson de Jul) dégénère. La bagarre sort. Des couteaux apparaissent. Thomas reçoit un coup au thorax. Il meurt pendant le transport à l’hôpital. Deux autres jeunes sont gravement blessés. Une quinzaine de personnes au total sont touchées. L’attaque n’a duré que quelques minutes.

Les mis en examen portent pour la plupart des prénoms maghrébins. Ils sont Français de papier, nés à Romans. Le parquet a longtemps refusé de voir autre chose qu’une rixe entre jeunes. Les juges, eux, ont fini par écouter les témoignages.

Les fêtes de village, c’est encore ça, la France profonde. Comme nos Saint-Jean, nos fêtes de rangs, nos bals d’été. Des lieux où l’on se reconnaît, où l’on n’a pas besoin de scanner les regards.

Le déni woke et le prix du « vivre-ensemble »

Pendant des mois, une partie des médias et des autorités ont parlé de « rixe », de « motif futile », d’« engrenage ». Comme si reconnaître le caractère racial de certaines violences était plus dangereux que les violences elles-mêmes. C’est le réflexe woke : quand les victimes sont blanches et les agresseurs issus de l’immigration extra-européenne, on cherche d’abord le contexte social, la provocation, le « langage de rue ».

Le parquet a contesté jusqu’au bout la circonstance raciste, estimant les témoignages minoritaires et imprécis. Les juges ont tranché autrement. Onze accusés sont renvoyés aux assises des mineurs avec cette aggravante. Ils encourent la perpétuité.

Ce n’est pas un détail juridique. C’est la reconnaissance, même tardive, qu’il existe un racisme anti-Blanc et anti-Français. Un racisme que l’idéologie dominante a longtemps nié au nom du « vivre-ensemble ».

Une liste qui s’allonge : la France n’est plus un pays sûr pour ses enfants

Thomas n’est pas un cas isolé. Voici quelques noms que la France officielle a trop souvent voulu ranger dans les faits divers :

  • Lola Daviet, 12 ans, Paris, octobre 2022. Enlevée, violée, torturée et tuée par Dahbia Benkired, Algérienne sous obligation de quitter le territoire (OQTF).
  • Philippine Le Noir de Carlan, 19 ans, Paris, septembre 2024. Violée et assassinée par un Marocain en situation irrégulière dans le bois de Boulogne.
  • Shemseddine, 15 ans, Viry-Châtillon, 2024. Tabassé à mort par un groupe de jeunes près de son collège.
  • Elias, 14 ans, Paris, janvier 2025. Poignardé à la machette pour son téléphone par deux mineurs déjà connus de la justice.
  • Louis, 17 ans, Narbonne, juin 2026. Attiré sur un chantier, battu à mort par cinq jeunes. L’agression a été filmée.
  • Lorène, 15 ans, Nantes, 2025. Poignardée des dizaines de fois dans son lycée.
  • Matisse, 15 ans, Châteauroux, 2024. Poignardé à mort.

Cette liste n’est pas exhaustive. Elle suffit. Des enfants et des adolescents français tués par des mineurs ou de jeunes adultes souvent issus de l’immigration récente ou de cités où l’autorité de l’État s’est évaporée. Des OQTF non exécutées. Des récidivistes relâchés. Une justice des mineurs qui protège plus les auteurs que les victimes.

Le Québec n’est pas encore à ce stade. Mais les mêmes mécanismes sont à l’œuvre : immigration massive peu contrôlée, refus de nommer les origines culturelles de certains problèmes, censure « anti-raciste » qui empêche de parler clairement.

Un message aux Québécois

Nous sommes un petit peuple français d’Amérique. Notre survie n’est pas garantie. Si nous acceptons les mêmes dogmes — l’immigration comme bienfait inconditionnel, le déni des statistiques, la honte d’être soi — nous reproduirons les mêmes drames.

La souveraineté n’est pas un slogan nostalgique. C’est le seul instrument qui nous permettrait de décider qui entre, selon quels critères, et de protéger notre caractère français. Le fédéral canadien n’a aucun intérêt à ce que le Québec reste une société distincte. Il a même tout intérêt à nous diluer.

Nos cousins français paient aujourd’hui le prix de décennies d’aveuglement. Nous avons encore le temps d’ouvrir les yeux.

Aux parents de Thomas, à sa famille, à ses coéquipiers

Nous pensons à vous. Un fils de 16 ans qui allait à un bal de village et qui n’est jamais rentré. Un rugbyman. Un gars normal. Votre douleur est immense. La reconnaissance judiciaire du caractère raciste de ce meurtre ne ramènera pas Thomas. Elle dit au moins que la vérité a fini par percer.

Le Québec se souvient. La France profonde aussi, même si une partie de ses élites a tout fait pour l’oublier.

Thomas Perotto, 16 ans. Crépol, 19 novembre 2023. Nous n’oublierons pas.

Des reportages vidéo de la marche blanche à Romans-sur-Isère et des hommages existent sur les chaînes d’information françaises (TF1, BFMTV, France 3). Ils montrent un peuple qui, malgré tout, refuse encore de baisser les yeux.

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